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Syrie – Dans l’enfer de la répression

Un film de Sofia Amara
Montage de François-Xavier Couture

Grand prix Jean-Louis Calderon

La 26ème édition du festival européen du journalisme « Scoop Grand Lille » s’est tenue du 1er au 11 décembre 2011 dans la métropole du Nord. Né à Angers, le « Scoop » récompense chaque année des reportages photo et vidéo.

Le grand prix du « Scoop » porte le nom de Jean-Louis Calderon décédé le 24 décembre 1989 écrasé par un char à Bucarest alors qu’il couvrait la révolution en Roumanie pour La Cinq.
Il a été décerné à Sofia Amara pour : « Syrie, dans l’enfer de la répression »

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Les images exclusives tournées clandestinement par une journaliste française en Syrie. Ce carnet de bord saisissant montre comment s’organise la rébellion et témoigne des exactions du régime.

Pour la première fois depuis le début de la révolte en mars, une journaliste indépendante a pu, en août dernier, se rendre en Syrie, pays interdit aux médias. Munie d’une petite caméra HD, Sofia Amara a suivi au quotidien le travail des comités de coordination de la révolution.

À Damas et à Homs, elle a filmé l’organisation des manifestations à la sortie des mosquées. À Rastan, elle a rencontré des officiers entrés en résistance, qui affirment avoir constitué une « armée libre » pour tenter de s’opposer à la répression. À Hama, elle a pu mesurer la violence du régime : bombardements de civils, tirs à balles réelles sur les manifestants, détentions arbitraires, exécutions sommaires, tortures…

Dans le quartier de Kaylaniya, elle a rencontré les familles de victimes du massacre de 1982, qui ont été enterrées dans des jardins publics.

Ces images et ces témoignages montrent pour la première fois l’implication de membres du Hezbollah libanais et de gardiens de la Révolution iranienne dans les massacres. À la manière d’un carnet de route, ce film raconte aussi les coulisses d’un voyage à haut risque, montrant les dangers encourus quand on filme une manifestation ou les ruses inventées pour rencontrer les activistes. Autant d’éléments qui rendent compte de l’atmosphère de terreur qui règne dans le pays.

  1. Merci pour votre film.
    J’aimerais savoir quel modèle de caméra vous avez utilisée pour filmer.

    Merci

    [Répondre]

  2. Désolée de vous répondre si tardivement … J’ai utilisé une petite camera Sony HD.

    [Répondre]

  3. Bonjour Mme Amara

    J’ai vu votre reportage tardivement mais il m’a d’autant plus intéressé que je connais la Syrie.
    Savez vous si votre reportage a eu des répercussions sur la sécurité de vos sources interviewées ?
    Merci de votre réponse
    Philippe

    [Répondre]

  4. Bonjour Philippe,
    Oui, il en a eu, malgré toutes les précautions que nous avons prises. Un de nos personnages (Omar) est recherché parce qu’un indic a réussi a photographier la plaque de sa voiture pendant que je filmais depuis son véhicule, après avoir obtenu son feu vert. Il est également accusé d’avoir, avec son oncle (autre personnage du film), facilité notre rencontre avec l’Armée libre. Nous ne savons pas comment le régime l’a découvert, mais selon Omar (activiste syrien), un agent du régime a Rastan, ville alors aux mains des manifestants, nous aurait vu sortir du cimetière avec l’oncle d’Omar et en aurait déduit que ce monsieur et son neveu, qui sont proches de l’Armée libre; avaient facilité la dite rencontre. Omar se cache dans une autre région de Syrie et son oncle est sorti de prison.
    Je reste en contact avec eux.
    Merci pour votre intérêt,
    Sofia.

    [Répondre]

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